Brabant wallon La maison de repos a réussi sa rénovation et son extension sans trop d’encombres.

C’est non sans une certaine satisfaction, et avec un petit soulagement, que les autorités communales de Rebecq ont officiellement inauguré la nouvelle aile de la résidence d’Arenberg et la fin des travaux de rénovation de l’actuelle maison de repos.

Initié en 2009, le dossier a pris du temps avant de se concrétiser mais, rapidement, il a démontré toute son importance. Il faut dire que le budget est lui aussi très impressionnant. "On parle d’un dossier à 5 millions d’euros" , souffle Dimitri Legasse, le maïeur. " Cela représente la moitié du budget de la commune. Mais nous voulions proposer des services de qualité à un prix abordable aux résidents."

Rassurez-vous, ce budget n’a pas été amputé à 100 % sur celui de la commune. Celle-ci a obtenu des subsides provinciaux (285 000 euros) et régionaux (1,6 million d’euros). Quant au solde, il a été géré par les autorités communales, qui l’ont notamment financé en vendant une partie des terres qui appartenaient au CPAS.

Mais, concrètement, que propose cette nouvelle aile à la résidence d’Arenberg ? "En 2009, on comptait 81 lits" , précise Marino Marchetti, le président du CPAS. "Grâce à cette extension, on dispose de 15 lits de court séjour supplémentaires ainsi que de 4 lits MR/PA pour porter à 100 le nombre de places."

Prochain défi pour le CPAS rebecquois : rentabiliser ces travaux. Mais, visiblement, cela ne devrait pas être un problème car la demande est bien présente. "Ce projet répond à une demande de la population. Plusieurs personnes se sont déjà manifestées et je pense qu’il y a même une liste d’attente."

Quant aux travaux, qui ont duré deux ans, ils ont été réalisés dans le respect de résidents. "Le personnel a été exceptionnel. Aucun résident n’a été écarté et le personnel s’est plié en quatre pendant toute la durée des travaux. Au final, on se retrouve maintenant avec une grosse maison de retraite puisque, avec 100 lits pour une petite commune de 11 000 habitants, on fait partie des bons élèves" , conclut Marino Marchetti.