Joachim F, un Tubizien né en 1987, est déjà bien connu de la police et de la justice en Brabant wallon. Mercredi, sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel, il a entendu la présidente prononcer à son encontre une peine de sept mois d’emprisonnement ferme pour sanctionner les menaces écrites envoyées à sa compagne, via WhatsApp, pour « régler » leur désaccord sur la garde de leur enfant.

Mais l’homme était aussi dans la salle d’audience pour s’expliquer sur une autre affaire: le braquage d’un magasin de nuit de la rue de Mons, commis le 15 février dernier. Durant l’enquête, Joachim avait nié mais vu les éléments dont disposaient les enquêteurs, ce n’était pas très raisonnable…

Ce soir-là, il a fait irruption dans le night-shop vers 22 h 50, alors qu’un client venait de sortir. Il tenait en main une arme de poing et le gérant du magasin dit avoir entendu un bruit métallique, comme lorsqu’on arme un pistolet. Il a demandé de ne pas tirer alors que l’agresseur, qui portait une veste à capuche et des gants kakis, le traitait de « fils de p… » en réclamant qu’il lui donne l’argent de la caisse.

Ce que la victime a fait. D’après elle, il y avait de 800 à 900 euros. Lorsque la police est intervenue, le gérant était indemne mais choqué. Les caméras de vidéosurveillance du magasin ont enregistré la scène, avec même une bande son. Rien qu’au son de sa voix, le chef d’enquête, qui connait bien Joachim F., l’avait identifié.

Les images des caméras de la Ville ont confirmé l’identité du braqueur: sur celles-ci, on voit le Tubizien partir du plateau de la gare, après avoir discuté devant le domicile d’un de ses amis. Il porte les vêtements qui sont ceux du braqueur, et s’en va vers la rue de Mons.

"J’avoue, c’était moi, a-t-il affirmé devant le tribunal mercredi. On avait consommé, ils ont mis un Glock devant moi, sans chargeur. Je l’ai pris et je suis allé au night-shop. Il y avait 240 euros dans la caisse, pas 900 euros. L’argent a servi à acheter de la coke…"

Vu les antécédents du prévenu, le ministère public a réclamé une peine de cinq ans de prison ferme. Son avocat a demandé un peu plus de clémence, demandant au tribunal de tenir compte de cette maladie qu’est la toxicomanie.

Jugement le 5 mai.