Brabant wallon Sous le coup d’une arrestation immédiate et signalé à rechercher, Gabriel était attendu.

Deux policiers de la zone Nivelles-Genappe étaient présents hier matin dans la salle d’audience du tribunal correctionnel, en plus d’un membre du corps de sécurité. Et lorsque Gabriel I. est arrivé avec plusieurs membres de sa famille, ils lui ont demandé sa carte d’identité. L’homme l’a présentée, puis s’est avancé pour que l’affaire le concernant soit examinée.

Il faisait en effet opposition à un jugement qui l’a condamné par défaut en octobre dernier à trois ans de prison ferme, en raison d’un incendie volontaire dans un appartement de Wavre. Gabriel, domicilié à Namur et né en 1997, avait volontairement mis le feu dans cinq endroits du logement de son ex-petite amie, alors qu’il savait que l’immeuble était occupé par d’autres personnes.

Après le jugement rendu par défaut, son arrestation immédiate avait été ordonnée mais la police n’a pas pu mettre la main sur lui. Son avocate a expliqué jeudi qu’il s’était fait discret, hébergé par une tante qui habite en Flandre. D’après la défense, le prévenu s’est calmé, il apprend le néerlandais et veut trouver un travail. D’ailleurs, l’avocate a demandé au tribunal s’il pouvait recevoir l’opposition sans attendre le jugement sur le fond, afin d’éviter que son client ne se retrouve derrière les barreaux.

Mais au cours du réquisitoire dans lequel elle a demandé la confirmation de la peine de trois ans d’emprisonnement infligée par défaut, la substitut a précisé que Gabriel était aussi signalé à rechercher à la suite de nouveaux faits. Sur un parking à Namur, en septembre dernier, il aurait lancé deux pavés sur une voiture occupée par un conducteur. Et lorsque celui-ci est sorti, le prévenu se serait emparé du véhicule.

La substitut a expliqué qu’elle ferait en sorte que l’intéressé dorme en prison dès jeudi soir, afin de pouvoir être entendu. Effectivement, dès son dossier pris en délibéré par le tribunal, l’homme a été arrêté dans la salle d’audience. Les policiers lui ont passé les menottes sous les yeux de sa famille et il a été emmené par l’issue réservée aux détenus.