Lancée l’an dernier dans une relative discrétion, l’initiative a rencontré une réelle demande et elle se poursuivra donc en 2022 : d’avril à septembre, les samedis et les mercredis, un "atelier nomade" s’installe durant trois heures dans plusieurs quartiers de Nivelles afin d’aider les citoyens à réparer leur vélo.

En fonction d’un horaire détaillé sur le site internet de la Ville – certains rendez-vous sont prévus en matinée et d’autres l’après-midi – ainsi que sur une page Facebook consacrée au projet, cet atelier est proposé sur le terrain de basket du quartier Sainte-Barbe, à côté de la plaine de jeux dans le parc de la Maillebotte, près de la maison des jeunes sur le parvis des Récollets ou encore à proximité du lac dans le quartier du Petit Baulers.

Les responsables sont également présents lors de certains événements comme la brocante organisée le 12 juin, sur la Grand-Place.

Il s’agit d’une collaboration entre le Gracq (Groupe de recherche et d’action des cyclistes quotidiens) de Nivelles et du service communal " prévention et cohésion". Tout le monde peut venir pour faire réparer son vélo, et surtout apprendre en compagnie des bénévoles du Gracq comment le faire le plus efficacement possible.

"L’idée n’est pas de se substituer aux vélocistes : nous ne faisons que les petites réparations, que chacun peut normalement effectuer chez soi, précise Bernard Paulus, un des bénévoles du Gracq. Si le problème est plus important, on renvoie vers les professionnels. Mais en pratique, on vient nous voir pour réparer un pneu qui fuit, régler des patins de freins… On montre donc comment faire, et nous en profitons pour donner des conseils d’entretien. En le nettoyant régulièrement son vélo, on évite déjà pas mal de soucis…"

La Ville fournit des pièces permettant les réparations courantes

L’objectif initial du Gracq était évidemment de favoriser la pratique du vélo en terre aclote. Les ateliers nomades viennent compléter d’autres initiatives de l’association comme des séances de sensibilisation, ou encore des balades gratuites. Mais l’initiative a également un volet social : la collaboration avec le service "prévention et cohésion" permet à des personnes qui ont peu de moyens de faire réparer leur petite reine à moindre coût. La Ville fournit des pièces permettant les réparations courantes : câbles de frein, rustines, patins…

"Cela fonctionne bien, nous accueillons en moyenne une dizaine de personnes par atelier", ajoute Bernard Paulus.