Brabant wallon

Comme ailleurs en Belgique, les magistrats, les membres du parquet et les avocats de Nivelles ont protesté mercredi devant le palais de justice. 


Avec le soutien, en terre aclote, des huissiers de justice, du personnel de la Maison de justice et de membres de la police. "La situation est grave", a indiqué dans la salle des pas perdus la présidente du tribunal de première instance, Sophie Sterck. Et d’énumérer les multiples problèmes auxquels la justice nivelloise est confrontée comme le manque récurrent de personnel, "les bâtiments qui n’ont plus de palais que le nom", l’allongement des délais de fixation vu le manque de magistrats pour traiter les affaires…

"La justice craque de partout, c’est un constat objectif et réaliste, a encore déclaré la présidente. Elle n’est plus en mesure d’assurer sa mission de service public. Imagine-t-on, par mesure d’économie, n’installer que 120 députés sur les 150 prévus ? Nous voulons une justice qui fonctionne au quotidien, nous revendiquons les moyens d’un service public de qualité, le respect des cadres, un outil informatique fonctionnel, une justice accessible à tous."

A Nivelles, on sait que le manque de magistrat a déjà entrainé la suspension de certaines audiences. C’est désormais le cas des audiences pénales du vendredi matin, où sont examinées les procédures accélérées. Elles ont été supprimées en mars et la mesure est reconduite pour le mois d’avril.

Quant à l’arriéré judiciaire, malgré la bonne volonté de magistrats qui travaillent pratiquement sept jours sur sept, il atteint aujourd’hui vingt mois pour les chambres qui traitent à Nivelles des appels des décisions des tribunaux de police et de la justice de paix.