Un document de 1218 évoque déjà les ingrédients d’une tourte au fromage à Nivelles

On le sait, la tarte al djote reste aujourd’hui encore un élément de l’identité nivelloise et ce n’est pas pour rien que les fabricants de la célèbre spécialité aclote redoublent d’efforts pour maintenir tout au long de l’année la qualité de leur produit.

Parce que la confrérie de la tarte al djote décerne des labels très suivis par les amateurs, mais surtout parce que la vente de djote représente un impressionnant marché. On considère en effet, au vu des chiffres livrés par les producteurs, que près de 300.000 tartes vertes ou mitoyennes sont vendues chaque année. De quoi générer un chiffre d’affaires global de 2,5 millions d’euros, d’après les calculs de la confrérie.

Et si le retour aux produits de terroir pousse les Aclots chez les fabricants, l’engouement et le souci de qualité ne sont pas neufs : un cartulaire daté de 1218, conservé aux archives du royaume à Louvain-la-Neuve, évoque déjà une querelle au sein du chapitre des abysses de Nivelles, à propos du poids et de la recette d’une tourte au fromage qui devait être l’ancêtre de la djote.

Ce week-end, la confrérie a dès lors mis sur pied des festivités pour marquer les 800 ans de la tarte al djote. Il s’agissait notamment de mettre les têtes de liste derrière les fourneaux, pour tester leur capacité à préparer la célèbre spécialité aclote. Des démonstrations de fabrication en public, par les confrères, étaient également programmées dans le cloître.

La confrérie est actuellement en pourparlers pour obtenir une copie du cartulaire évoquant cette tourte au fromage, et pouvoir ainsi l’exposer en public en organisant également une sorte de séance académique.