Brabant wallon Une Nivelloise a appelé les secours, elle se retrouve devant la justice.

Âgée de 35 ans, une habitante de Nivelles n’est pas une habituée de la prise de stupéfiants. Mais le 1er novembre 2018, comme elle l’avait déjà fait un mois plus tôt, elle a consommé de la cocaïne à son domicile. Et rapidement, elle s’est sentie très mal. Prenant peur, elle a décidé d’appeler les secours.

Et elle n’a rien caché des causes de ce malaise, ce qui lui a permis d’être soignée correctement. Mais les autorités ont été prévenues et le parquet lui reproche d’avoir acquis et détenu cette cocaïne. Dans un premier temps, une transaction de 150 euros lui a été proposée pour qu’elle évite un passage devant la justice.

La Nivelloise, qui ne vivait alors que d’indemnités de mutuelle, était dans une situation financièrement précaire et elle ne s’est pas acquittée du montant demandé. Ce qui fait qu’elle a été citée pour s’expliquer devant le tribunal correctionnel, où elle a été très franche à nouveau, confirmant cette prise de cocaïne qui avait été précédée d’une autre, un mois auparavant.

La prévention, inévitablement, a été considérée comme établie et le tribunal a souligné dans son jugement la gravité des faits puisqu’il s’agit d’une drogue dure. La justice prend tout de même en compte la prise de conscience dont la prévenue a fait preuve, et le caractère isolé des faits. Elle écope de l’amende minimale, fixée par la loi à… 8 000 euros.

Un sursis de trois ans lui est cependant accordé pour la partie de cette amende qui excède 200 euros. Plus cher que la transaction impayée, donc, et il faut y ajouter des frais de justice à régler pour environ 300 euros…