L’ancien site industriel des Ateliers de mécanique générale Chantrenne, à deux pas de la place Émile de Lalieux, fait l’objet d’un projet de réhabilitation : un promoteur a introduit une demande de permis pour construire cinq maisons ainsi que plusieurs immeubles totalisant 68 appartements. Un parking souterrain est prévu dans les plans, ainsi qu’une nouvelle voirie qui permettra de relier la rue Roblet à la rue Delfosse.

L’enquête publique est clôturée : elle a donné lieu à l’envoi de 64 courriers au service communal de l’urbanisme, ce qui représente en tout 73 réclamants. Au conseil communal de la semaine dernière, le dossier a été évoqué.

Petite particularité : c’est le collège qui est compétent en matière d’octroi de permis d’urbanisme, pas les conseillers communaux. En revanche, ceux-ci ont leur mot à dire sur l’autorisation de créer de nouvelles voiries. Les élus aclots ont donc pu voter sur l’ouverture de la voirie mais comme souvent, le dossier global a été discuté.

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Pour Louison Renault (PluS), le site Chantrenne est effectivement un chancre à réhabiliter. Mais les plans ne prévoient que trop peu d’espaces verts publics, alors qu’en développer correspond à des recommandations émises sur le plan régional. La Ville aurait donc dû en imposer davantage au promoteur.

Le CDH, lui, est sans surprise resté dans la ligne qu’il défend à propos de la plupart des projets immobiliers sur le territoire communal : il considère que le collège accepte une densité d’habitat trop importante, effectivement au détriment des espaces verts. Bernard De Ro a fait observer que, par ailleurs, les toitures vertes et les dalles engazonnées du projet initial avaient désormais disparu.

Côté Défi, Véronique Vandegoor est allée dans le même sens que les autres groupes de l’opposition, pointant aussi les problèmes de mobilité qui risquent de s’aggraver du côté de la place de Lalieux si l’on ajoute encore des voitures à cet endroit.

À propos des espaces verts, le bourgmestre Pierre Huart a précisé qu’actuellement, ce site industriel est minéralisé à 100 %. Le promoteur, en ajoutant des espaces verts publics et privés, va améliorer la situation existante.

Quant à la densité d’habitant, le maïeur aclot a rappelé la notion de "ville du quart d’heure", que la politique menée à Nivelles veut concrétiser : les habitants sont à un quart d’heure à pied ou à vélo de la plupart des fonctions essentielles, ce qui limite l’utilisation de la voiture. De plus, densifier davantage le centre-ville permet selon le collège d’épargner la ceinture verte et donc de préserver la campagne de l’étalement urbain.

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