Luc Schoukens, conseiller communal d’Ittre, pense que l’installation d’éoliennes serait une bonne chose.

Il y a quelques mois, la firme Engie Electrabel lançait une procédure en vue d’installer trois éoliennes sur le territoire de Rebecq, le long de l’autoroute E429. Rapidement, quelques voix se sont élevées contre ce projet, pointant des problèmes au niveau de sa localisation mais également les nuisances que les éoliennes pourraient causer aux riverains.

Et si beaucoup de personnes semblent opposées au projet, Luc Schoukens, conseiller communal… d’Ittre, pense que c’est une bonne chose. "À Ittre, nous avons créé une coopérative citoyenne Energ’ittre qui s’y attelle et la commune a approuvé un plan climat-énergie, explique-t-il. Il se fait que dans l’étude du plan énergie-climat d’Ittre il est apparu que nous n’allions pas arriver à 40 % de réduction de CO2 sans l’éolien."

Bien évidemment, le conseiller ittrois comprend les réticences de certains Rebecquois. "De manière générale, les gens sont très méfiants avant l’installation des éoliennes et le vivent assez facilement une fois celles-ci installées. J’ai eu le témoignage de l’écoconseillère de la commune de Marbais. Un parc éolien de six machines était installé, il y a eu une demande d’extension de ce parc avec trois machines. Résultat de l’enquête publique : une réclamation !"

Pour Luc Schoukens, il ne faut pas se battre contre un projet mais pour en faire un projet participatif et intéressant pour tout le monde. "Se battre pour un projet a tellement plus de sens qu’aller à contre-courant des urgences climatiques. Négocier un parc éolien à dimension correcte, 2,5 MW par éolienne, avec une implication de la commune et des citoyens, et un retour financier pour tous les intervenants, me semble très adéquat ", conclut-il.

Reste qu’en tant qu’Ittrois il n’est pas directement impacté par l’arrivée de ces futures éoliennes, même si "les infos réunies m’ont permis de dire que je voulais bien une éolienne dans mon jardin".