"Notre mission première, c’est l’accueil des visiteurs", affirme-t-on à l'abbaye.

Les craintes pour l’avenir de la brocante hebdomadaire qui se tient depuis des années sur un des deux parkings de l’abbaye de Villers ont déjà fait du bruit en quelques jours. Jusqu’au conseil communal de la semaine dernière, où le bourgmestre Emmanuel Burton a confirmé, sur interpellation de l’opposition, qu’il tenterait de la sauver, le cas échéant en trouvant un site alternatif.

À l’abbaye, on confirme la volonté de mettre fin à l’occupation du parking le samedi matin, en nuançant certaines informations qui circulent.

"L’organisatrice nous a dit qu’elle comptait arrêter et confier la gestion de cette brocante à quelqu’un d’autre, précise le chargé de communication de l’abbaye, Jean-Claude Gerlache. Le directeur a saisi la balle au bond et a indiqué qu’on ne souhaitait pas renouveler l’accord que nous avions, et qui était reconduit d’année en année."

Cet arrangement fixait la location du parking de la brocante à 300 euros par mois. La difficulté n’est pas l’argent, mais l’accueil des visiteurs de l’abbaye : quand le deuxième parking et la prairie sont occupés par les brocanteurs le samedi matin, le premier parking, le principal, est saturé.

"Notre mission première, c’est l’accueil correct des visiteurs qui paient une entrée pour visiter l’abbaye, complète Jean-Claude Gerlache. Une décision du directeur a été communiquée et le conseil d’administration va se pencher sur la question. Mais je pense qu’il y a d’autres endroits à Villers qui peuvent accueillir une brocante…"