Cette intervention policière dans une habitation de Waterloo continue d’alimenter toutes les discussions. Après la diffusion d'une vidéo semble aller dans la direction de la police (la mère de famille aurait bien donné une gifle à une policière), le chef de corps de la zone de police de Waterloo, Michel Vandewalle, regrette ce déferlement sur les réseaux sociaux. Une haine anti-flic qui en a vu certains dépasser les limites. "Oui, nous avons bien reçu des menaces de mort, confirme le Waterlootois. Plusieurs procès-verbaux ont été dressés et les dossiers ont été envoyés au procureur du Roi. Nous pouvons comprendre qu’il y ait de l’émoi, mais il y a des faits qu’on ne peut pas laisser passer."

Si Michel Vandewalle reconnaît que le métier n’est pas facile tous les jours, il ne se montre pas plus inquiet pour autant pour l’avenir. "Nous faisons notre métier, tout simplement. Nous n’intervenons pas toujours pour sauver des vies. Parfois, nous devons réprimer. De mon côté, je me montre solidaire envers mes collègues. La police reste un pilier de notre société et on fait notre maximum."

Et pas question d’alimenter cette haine. Au contraire. Michel Vandewalle espère que tout le monde va rapidement revenir au calme. "J’en appelle au calme et à la sérénité. Nous demandons simplement qu’il y ait un respect mutuel. Les policiers sont capables de faire la différence entre une personne qui s’énerve sous le coup de l’émotion et quelqu’un qui a un comportement malfaisant et menaçant. De plus, nous nous montrons aussi solidaires du monde médical qui se bat quotidiennement ainsi qu’avec les maisons de repos par exemple, pour lesquelles c’est encore plus compliqué", conclut le chef de corps de la zone de police de Waterloo.