Mardi soir au conseil communal de Genappe, le collège a demandé aux élus de pouvoir introduire un recours au Conseil d’État contre le permis d’urbanisme obtenu récemment par le promoteur éolien WindVision. Il s’agit d’implanter trois éoliennes sur le territoire de Genappe et trois autres à Nivelles, près de la RN25.

Le bourgmestre Gérard Couronné a expliqué qu’avant de décider d’un nouveau recours pour contester le permis octroyé par le gouvernement wallon, il a réuni à deux reprises WindVision et les riverains, mais aucun consensus ne s’est dégagé. Les habitants ont décidé, eux, d’aller au Conseil d’État contre l’octroi du permis.

Pour le maïeur du Lothier, il est du devoir de la Ville de soutenir les citoyens impactés par le projet, et c’est ce qu’elle fait depuis le début du dossier.

"Comment osez-vous ?", s’est indignée Anne Beghin (Ecolo). Pour les verts, le collège ne défend pas l’intérêt commun mais un groupe d’opposants à l’éolien à l’heure où un effort collectif s’impose pour lutter contre le réchauffement climatique, comme l’ont demandé les jeunes en descendant dans la rue.

De plus, d’après Ecolo, cette décision prive la population et la Ville de participer financièrement à ce projet éolien, le promoteur promettant une participation citoyenne de 33 %

La réponse la plus cinglante est venue… de la minorité ! " J’aimerais voir des éoliennes chez nous mais je suis contente de vivre dans une commune où ce n’est pas l’argent qui dicte notre conduite, dans une commune qui est à l’écoute des citoyens : il y a des alternatives, et d’autres endroits", a indiqué Tiffany Fevery (PS).