Le TEC et l’OTW sont venus présenter le projet, qui suscite beaucoup d’inquiétudes.

Nous l’avions déjà évoqué dans nos colonnes, et les porteurs de projet l’ont répété hier soir lors de la séance d’information, la nouvelle gare des bus de Wavre doit permettre une meilleure circulation des bus, majoritairement articulés aujourd’hui, en dédoublant le nombre de quais, qui passeront de 8 à 16. Certains seront partagés entre la SCNB et le Tec, pour assurer une intermodalité optimale. La place Henri Berger sera réamnénagée mais dans plusieurs années. Le TEC et l’OTW (Opérateur de transport de Wallonie) espèrent obtenir le permis d’ici les vacances de Pâques. Les travaux devraient débuter en septembre prochain pour se terminer un an plus tard.

Si le projet à près d’un million et demi d’euros a de quoi ravir les usagers des transports en commun, il suscite pas mal d’inquiétudes chez les futurs voisins de la gare des bus, qui s’installera sur l’actuel parking du Moulin à Vent. C’est qu’ils en ont déjà bavé : les habitants de la rue du même nom, qui longe le parking et donne sur la place Henri Berger, y voient défiler une bonne centaine de bus par jour, au bas mot. Des bus atteignant pour certains 18 mètres et qui endommagent fortement la voirie. Les riverains présents lundi soir rappelaient les excès de vitesse des chauffeurs de bus dans cette rue limitée à 30 km/h.

Les riverains demandent davantage de respect des limitations de vitesse par les chauffeurs, qui seront amenés à emprunter la rue durant encore un an et demi. "Sinon, elle ne tiendra pas. Nos maisons sont anciennes, la mienne date de 1900. Il y a des fissures dans tous les sens et elle se dégrade terriblement", déplore Angel Busto, un habitant du bas de la rue. La directrice du TEC Brabant wallon s'est engagée à insister sur le respect des limitations auprès des chauffeurs. Certains habitants de la rue Théophile Piat présents se plaignent des mêmes nuisances, il leur a été répondu que moins de bus devraient circuler dans leur rue.

La bonne nouvelle avec cette nouvelle gare, c’est donc les bus n’emprunteront plus l’étroite rue du Moulin. Ils entreront et sortiront en effet par le bas de la rue ou par la place Henri Berger. La mauvaise, c’est qu’ils défileront et attendront - moteur allumé - sous le nez des riverains. Ceux-ci ont insisté pour avoir des aménagements afin d’éviter les futures nuisances sonores et visuelles. Un mur et une haie ont ainsi été évoqués. Les représentants du TEC et de l’OTW ont promis qu’ils tenteraient de modifier le permis pour y intégrer cet élément.

Quant à l’état exécrable de la rue, l’échevin de la Mobilité a précisé qu’elle sera entièrement rénovée à la fin des travaux de la gare.

Passerelle ou tunnel sous voies ?

"La passerelle telle que proposée n’a pas rencontré l’engouement des riverains, a entamé la bourgmestre Françoise Pigeolet au moment d’aborder l’avenir du plateau de la gare . On va revoir notre copie. Il y a urgence de connecter la place de la gare et le quartier qui accueille la Sucrerie et la future piscine. Nous sommes en pleine réflexion et hésitons encore entre une passerelle, qui serait revue pour accueillir tous les moyens de transport, et un passage sous voies. Passage qui doit être totalement sécurisé car on ne veut pas d’un coupe-gorge. Tout cela nécessite encore une série d’études, pour voir si le passage sous voie est possible. Le plan de la gare des bus prévoit en tout cas la possibilité de faire un passage sous voies."