En septembre dernier, Louison Renault (PluS) était intervenu au conseil de la police de la zone Nivelles-Genappe pour attirer l’attention des autorités sur un phénomène dérangeant qui prenait de l’ampleur : des rassemblements quotidiens étaient constatés le soir dans le centre-ville, notamment dans la première partie de la rue de Namur, avec vraisemblablement des transactions de stupéfiants en plus des consommations d’alcool en rue laissant des traces diverses au petit matin.

Les passants se sentaient en insécurité, et les commerçants se plaignaient de cette ambiance dégradée. La police et la Ville avaient répondu à l’époque être bien conscientes du problème, des actions étant d’ailleurs entreprises.

Au conseil communal de la semaine dernière, le conseiller socialiste est revenu sur ce sujet. Le bourgmestre, Pierre Huart, a évoqué dans sa réponse une question "anxiogène" pas vraiment en phase avec le terrain, où la situation semble plutôt calme pour l’instant. Il avait également suggéré à Louison Renault d’évoquer le sujet au conseil de la zone de police, afin d’obtenir des informations plus détaillées. Ce qui a été fait lundi soir.

Le commissaire divisionnaire Pascal Neyman a convenu qu’il y avait en effet encore quelques groupes dans le centre-ville, sans doute avec des échanges de stupéfiants en rue ou dans les domiciles. Mais il y en a nettement moins qu’il y a quelques mois, en particulier à l’entrée de la rue de Namur. Les membres du service local de recherche (SLR) de la zone ont pas mal travaillé sur le problème, et des améliorations sont constatées.

"Nos équipes sont efficaces : on a réalisé quelques grosses interceptions ces derniers temps, a précisé le chef de zone. Le parquet suit : certaines personnes sont en prison. Mais dans ce type de trafic, il y a un certain remplacement… Notre service de prévention oriente aussi ses contrôles vers les personnes dérangeantes, qui sont parfois ramenées au commissariat."

Le réseau de caméras, qui montrait de sérieuses faiblesses cet été, a aussi été amélioré : les couacs seraient désormais marginaux.

"Vous savez aussi que la Ville vient de mettre en place un service Cohésion, avec des gardiens de la paix qui ont été réorientés vers une approche sociale, a complété le commissaire Neyman. Cette approche préventive est un complément important à l’action répressive que nous menons : je suis content que cela se mette en place."