Brabant wallon Plaine de Vie et Natagora se battront pour sauvegarder la plaine de Boneffe

Pour les opposants, défenseurs de la plaine de Boneffe, il s’agit d’un combat permettant de préserver le biotope, le paysage et le patrimoine uniques de cette "terre inconnue". Dès lors, ils n’ont pas beaucoup hésité avant d’adresser un 4e recours devant le Conseil d’État malgré le coût que cela engendre…

Les arguments évoqués pour lutter contre l’implantation de neuf éoliennes par Eneco sont, à nouveau, multiples.

Pour Plaine de Vie et Natagora, qui intentent ce nouveau recours, la plaine de Boneffe est un biotope protégé à épargner. "Permettre un parc éolien dans la plaine, c’est sacrifier une superficie de plus de 11 km² vierge de tout élément déstructurant alors que tout prouve qu’elle attire une avifaune riche composée d’espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire."

Autre argument : il s’agirait d’un paysage unique à conserver. "Permettre un parc éolien dans la plaine de Boneffe, c’est détruire un openfield Hesbignon devenu rare et exceptionnel, c’est détruire un espace classé en zone de haute sensibilité paysagère !"

C’est aussi un patrimoine du passé à respecter. "C’est accepter d’oublier le cadre paysager du champ de la bataille de Ramilles."

Le bras de fer entre Eneco, les riverains et les défenseurs de la biodiversité est donc loin d’être terminé. Un bras de fer depuis neuf ans et qui risque de se prolonger de nombreux mois encore ! "La pertinence environnementale du projet éolien dans la plaine de Boneffe n’est pas avérée et n’est certainement pas démontrée !"

Au point que l’association environnementale Natagora, qui se positionne invariablement en faveur du développement des énergies renouvelables (y compris l’éolien), s’oppose énergiquement, et depuis plusieurs années, au projet éolien dans la plaine de Boneffe, en raison des dommages attendus sur la biodiversité. "Nous sommes convaincus que la défense de la plaine doit être poursuivie et qu’un nouveau combat juridique est inéluctable : notre avocat a déposé un dossier largement argumenté au Conseil d’État ce 17 mai 2017. Notre quatrième recours en neuf ans."