Brabant wallon Trois communes ont déjà adopté ce concept "sport-santé" innovant.

Vous êtes diabétique ? En surpoids ? Atteints d’hypertension artérielle ? Ou d’arthrose ? Alors, vous êtes peut-être suivis par un médecin. Et à chaque visite, vous en ressortez sûrement avec une prescription médicale. Et si, cette fois-ci, vous alliez à la salle de sport plutôt qu’à la pharmacie ?

C’est l’idée du sport sur ordonnance. Comm e une prescription classique, "le médecin propose une activité physique à des patients ayant des besoins spécifiques qui les empêchent de pratiquer un sport dans des conditions ordinaires" explique Benoît Massart, coordinateur du projet pour l’UCL. Soit une sorte de remise à niveau avant d’entamer une activité physique régulière. "Les patients souffrent souvent d’obésité, de diabète, d’hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires ou de cancer du colon ou du sein", poursuit-il.

PrécurseuRE, la Ville d’Ottignies-LLN a lancé ce concept en octobre dernier. Depuis, d’autres communes se sont lancées dans l’aventure. "Lorsque nous avions lancé le projet il y a plusieurs mois, nous avions remarqué que des habitants de Court-Saint-Étienne et Mont-Saint-Guibert venaient s’inscrire chez nous. Des médecins du coin prescrivaient également pour eux, souligne Benoît Jacob (Avenir), échevin des Sports à OLLN. On a donc tendu la main à nos communes voisines pour élargir le territoire mais aussi le nombre de participants."

Pour les Guibertins , la commune a réservé une salle au centre sportif Jean Moisse les vendredis après-midi pour accueillir les participants lors des premières étapes de leur parcours santé (lire ci-contre).

Aujourd’hui, 60 personnes ont déjà reçu une prescription médicale de ce genre du côté d’Ottignies. Mais une trentaine d’entre elles seulement a suivi le cycle complet de 12 séances d’activité physique adaptée. "Le défi actuel est d’augmenter la motivation des patients. Beaucoup s’inscrivent, participent à la séance d’information puis s’arrêtent avant les douze séances. En revanche, nous sommes convaincus que sans ce genre d’initiative, ces gens ne seraient pas venus de manière autonome. C’est une bonne nouvelle", conclut Benoît Massart.