La navette locale est toujours trop chère aux yeux des autorités communales

BRAINE-LE-CHÂTEAU La formule du Proxibus avait séduit les autorités communales de Braine-le-Château. Si bien que cette expérience de navette locale, fruit d’une collaboration avec les Tec, avait été la quatrième à être lancée en Brabant wallon au printemps 2009.

Mais le Proxibus de Braine-le-Château cessera de sillonner les routes le 21 décembre, emporté par un manque de rentabilité.

Les autorités communales avaient été les premières à laisser entendre que la convention de trois ans avec les Tec ne serait pas reconduite. Après un délai, celles-ci y mettent donc fin.

En cause : les coûts à charge de la commune, jugés trop élevés. La convention prévoyait la mise à disposition par les Tec du véhicule tandis que les petits entretiens, le carburant et la rémunération de la conductrice étaient à charge de la commune.

Voici un an, le collège annonçait ses intentions. Mais au printemps, un nouvel accord avait été conclu jusqu’à la fin de cette année. Des horaires réadaptés devaient permettre notamment de réduire les coûts.

Même si le pic idéal de 50 utilisateurs quotidiens a parfois été atteint, la fréquentation moyenne est restée d’une trentaine personnes. Et encore, ce nombre était étalé sur la journée et le Proxibus roulait parfois à vide.

“Nous avons calculé que le Proxibus nous revenait à 450 € annuels par utilisateur, ce qui restait énorme”, précise l’échevin de la Mobilité, Nicolas Tamigniau. “Faire circuler un bus à vide n’a pas de sens en terme de mobilité. Au bout de 3,5 ans, nous nous sommes rendus à l’évidence même si nous trouvons cela dommage.”

Les autorités communales viennent dès lors de signaler leur décision aux Tec et la date d’arrêt juste avant les fêtes a été décidée. Cinq autres Proxibus circulent dans notre province avec des résultats divers.



© La Dernière Heure 2012