Redoutée par les nombreux amateurs de folklore local, la décision est tombée mercredi soir, après un conseil d’administration de Nivelles en Fête : le carnaval aclot, qui était prévu en février prochain, n’aura finalement pas lieu. Pas de soumonces, pas de confettis, pas d’oranges dans le ciel de Nivelles, ce sera aussi un coup dur pour l’économie locale, et en particulier pour l’horeca dont on sait qu’il n’est pas à la fête depuis le printemps dernier…

Mais tant du côté de la Ville que de Nivelles en Fête qui organise les festivités, on explique qu’il n’y avait pas vraiment d’autre choix. C’est qu’on est actuellement en pleine deuxième vague du coronavirus, avec un reconfinement partiel décidé jusqu’au milieu du mois de décembre. Même si la situation évolue favorablement dans les semaines à venir, il n’est guère imaginable de rassembler en février plusieurs milliers de personnes dans le centre-ville pour défiler, danser et célébrer l’arrivée du printemps dans l’esprit du carnaval.

Les conditions pour faire vivre notre folklore ne seront pas réunies, confirme l’échevin Benoit Giroul, que l’on sait amoureux du carnaval. Lors du premier déconfinement, on a vu le temps que cela a pris pour arriver à nouveau à un début de normalité. Je ne sais pas ce que feront les autres villes pour leur carnaval, mais il me semble qu’il faut se montrer réaliste. C’est aussi la sécurité et la santé des citoyens qui doit primer sur tout le reste.”

Concrètement, les organisateurs voyaient mal, par exemple, comment imposer aux gilles de s’asseoir pour prendre un verre lors des soumonces. Difficile aussi de concilier les impératifs sanitaires avec l’action des groupes de parfois 90 gilles qui doivent danser ensemble et interagir avec le public, sans compter la distanciation difficile à tenir avec les musiciens qui jouent d’instruments à vent.

La Ville, les sociétés carnavalesques, l’Office du tourisme ou encore l’association des commerçants planchent déjà sur des idées d’animations à proposer dès que les conditions sanitaires le permettront.