Le test de cet été avait convaincu l’échevin Benoît Giroul mais pas le secteur Horeca…

En juillet dernier, la Ville avait testé l’utilisation de gobelets réutilisables durant les deux jours du Niv’Estival. Pas évident à mettre en œuvre à l’échelle d’un centre-ville, mais le bilan en termes d’impact des festivités sur l’environnement était incontestablement positif : les déchets produits lors des fêtes du 21 juillet en 2018 atteignaient 4,3 tonnes, et on est tombé à 1,8 tonne seulement cet été. Le nombre d’heures de travail pour les équipes de la Ville chargées du nettoyage a également été réduit de plus de la moitié.

Mais il s’agissait surtout d’un test, le vrai défi consistant à mettre ce système en place lors du carnaval 2020. L’échevin Benoît Giroul l’a annoncé à plusieurs reprises et se montrait plutôt confiant à propos de cet ambitieux projet.

Trop peut-être. Au dernier conseil communal, Véronique Vandegoor (Défi) l’a interrogé sur le règlement que la Ville comptait mettre en œuvre pour imposer cet usage de gobelets réutilisables lors des prochaines festivités carnavalesques. Et en réalité, si les sociétés carnavalesques étaient prêtes à franchir le pas, cet essai a effrayé pas mal d’acteurs du secteur Horeca. Qui sont évidemment des partenaires clés pour un carnaval réussi…

" Lors de premières réunions, il est vite apparu qu’ils avaient peur de cette solution tant au niveau d’une éventuelle perte de chiffre d’affaires (estimée à 30 %) qu’au niveau du système de caution ou encore de la logistique. De plus, ils ne l’estimaient pas écologique ", a concédé l’échevin Benoît Giroul.

Une contre-proposition a été faite : l’utilisation de gobelets jetables mais biodégradables, en maïs. En contrepartie, l’Horeca s’est engagé à ramasser ces gobelets aux alentours des établissements, afin de les recycler. C’est cette solution qui sera finalement testée…