Brabant wallon

Une descente de la Dyle est organisée dimanche prochain. Mais la Région refuse que la rivière soit exploitée à des fins touristiques

Les places se sont vendues comme des petits pains. Non pas pour un concert de rock. Mais pour la descente de la Dyle en kayak prévue le dimanche 29 avril prochain.

En effet, il sera possible de nouveau de découvrir la vallée de la Dyle à la rame, de Court-Saint-Étienne à Wavre en passant par Ottignies-LLN. En kayak, les 260 personnes prévues pour l’événement traverseront le parc Walibi, des passages dans les voûtements souterrains, le centre de Wavre mais aussi les vannes du moulin de Bierges.

"J’ai fouillé dans les archives. Et j’ai découvert que la première descente de la Dyle s’est faite en 1997 à l’initiative de la commune d’Ottignies-LLN, explique Jean-Marie Tricot, coordinateur du contrat de rivière Dyle-Gette. Aujourd’hui, nous en sommes à la huitième édition."

Une édition unique et victime de son succès. D’abord, parce que pour la première fois, les communes de Court-Saint-Étienne et Wavre se sont jointes à l’opération pour élargir le tracé. Et ensuite, parce que les places pour la descente de la Dyle ont été réservées en moins de trois jours ! "Une activité qui prend de l’ampleur, c’est très intéressant, souligne Julie Chantry (Ecolo), échevine de l’Environnement à OLLN. Certes, cette activité se veut ludique, mais elle permet aussi de sensibiliser les citoyens à l’importance des cours d’eau."

Un tel engouement pour cette journée a mis une question sur la table : pourquoi ne pas exploiter plus régulièrement la Dyle et organiser des descentes en kayak plus souvent, comme cela peut se faire sur la Lesse ou la Semois ? " La Dyle est un cours d’eau non navigable de première catégorie, répond Marc Bastin (MR), député provincial du Brabant wallon. Pour organiser ce type d’activité, il nous faut des autorisations de la Région wallonne. On ne peut pas venir en kayak, descendre la Dyle comme on veut."

Pour chaque événement, c’est donc la Région qui octroie les autorisations. "Et puis, au-delà de ces démarches administratives, il y a le volet organisationnel. Une telle activité demande beaucoup de travail en amont avec beaucoup d’acteurs. Quatre communes sont tout de même concernées. L’idée de faire de la descente de la Dyle en kayak une activité touristique est séduisante. Mais c’est la Région wallonne qui a la main et qui décide. Et pour l’instant, c’est non !", conclut le député.