Il y a une petite semaine, André Antoine (CDH) interpellait le ministre Philippe Henry (Ecolo) à propos du projet bruxellois d’instaurer un péage à l’entrée de la capitale. À l’époque, l’Humaniste parlait de "racket" et voulait savoir si le ministre allait défendre l’intérêt des Wallons et des Brabançons wallons.

Après avoir expliqué qu’il comprenait les inquiétudes des navetteurs, Philippe Henry a malgré tout été dans le sens… de la Ville de Bruxelles. "L’intention bruxelloise consisterait plutôt à mettre en place un mécanisme de taxation kilométrique intelligent pour tous, Bruxellois ou non. C’est la qualité de vie des navetteurs et non-navetteurs que cette région vise à améliorer."

Le ministre précise également que ses services ont eu des contacts informels avec leurs homologues bruxellois en vue de clarifier la situation. "Je ne puis que regretter la cacophonie que vous entretenez. Spéculer sur des montants ou laisser entendre qu’il s’agit d’une sorte de racket organisé contre une région ou une province en particulier serait faire un procès d’intention que rien n’autorise. Une étude a montré que les usagers automobiles perdaient 175 heures par an dans les embouteillages. Je pense que ces personnes ont mieux à faire."

Une réponse qui n’a bien évidemment pas satisfait André Antoine. "Le seul élément positif que je retiens, c’est la concertation. Pour le reste, je conteste ce que vous avancez. Vous dites qu’il faut les comprendre mais cela ne nous satisfait pas. On fait semblant d’avancer une politique de mobilité et de respect de l’environnement pour pratiquer un hold-up à l’entrée de Bruxelles. C’est l’euro qui compte plutôt que la mobilité", conclut le Perwézien.