Comme La DH le révélait cette semaine, la Région bruxelloise veut remettre sur pied son projet de mettre sur pied un péage urbain pour pénétrer ou circuler dans la capitale. Une décision qui est loin de faire l’unanimité et André Antoine (CDH) ne s’est pas fait prier pour le faire savoir au ministre Henry. "Il y a eu la limitation de vitesse sur le Ring, la fermeture du bois de la Cambre et maintenant un péage urbain. Toutes des décisions prises par la Région bruxelloise sans la moindre concertation avec la Région wallonne."

Pour l’Humaniste, ce péage pourrait coûter cher aux Brabançons wallons qui travaillent dans la capitale. "Ils devraient payer entre 3 et 12 euros pour aller travailler à Bruxelles, eux qui contribuent à la richesse de la capitale. Sur une année complète, cela pourrait représenter un montant oscillant entre 660 et 2 660 euros ! Les Brabançons wallons vont être rackettés et j’aimerais savoir si une concertation autour de ce projet est à l’ordre du jour."

De son côté, le ministre Henry a expliqué qu’on ne pouvait pas être surpris par ce choix étant donné qu’il avait été évoqué dans l’accord de gouvernement bruxellois et repris au plan Good Move approuvé en mars. "C’est une phase pilote. Il n’y a pas encore de décision. La Wallonie analysera la situation le cas échéant et des discussions se tiendront dans les lieux adaptés à ce sujet. Je ne doute pas qu’il y aura des discussions entre les régions."

Le ministre Henry précise également que des mesures en la matière sont prévues, dont une révision de la taxe de mise en circulation et la création d’offre alternative à la seule mobilité routière. "Ce que je reproche, c’est que c’est un projet pilote, oui, mais c’est la Région bruxelloise qui pilote et vous, vous êtes le passager à l’arrière. Quand allez-vous tirer le frein à main pour faire entendre l’intérêt des Wallons ?", conclut André Antoine.