Le permis d’environnement avait fait l’objet d’un recours de la part des riverains

WAVRE En avril dernier, les autorités communales de Wavre autorisaient le renouvellement du permis d’environnement du parc Walibi ainsi que la rénovation de la Turbine (ex-Sirocco), à l’arrêt depuis novembre 2009. Une décision qui n’avait pas plu aux riverains du parc d’attractions wavrien.

Mettant en avant les importantes nuisances sonores générées ainsi que les problèmes de mobilité dans leurs rues en période d’exploitation du parc, ces mêmes riverains – réunis en association – avaient décidé, en mai, d’aller en recours auprès du Gouvernement wallon contre cette décision.

“L’objectif n’est pas de faire stopper les activités de Walibi”, confiaient alors les requérants. “Mais bien d’apporter des modifications qui satisfassent l’ensemble des riverains.”

Le ministre wallon de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Mobilité, Philippe Henry, a statué à la mi-septembre et a finalement décidé de confirmer la prise de position du collège communal wavrien. En apportant quelques modifications au permis accordé.

Ainsi, le nombre de manifestations annuelles dites exceptionnelles avec tirs de feux d’artifices – comme lors des nocturnes estivales ou des festivités de Halloween – sera limité à dix par année. “Ces jours-là, le parc sera ouvert jusqu’à 23 h au plus tard […]” , précise l’arrêté ministériel. “Dans la mesure du possible, le tir a lieu le plus tôt possible. Dans tous les cas, maximum un quart d’heure après la fin du tir, toutes les attractions devront être fermées.”

Lors des manifestations où une partie du parc est louée à une entreprise – ce qui était le cas ce week-end -, le parc sera ouvert jusqu’à 23 h au plus tard.

En termes d’accessibilité, les responsables de Walibi devront veiller à ce qu’un maximum de visiteurs quittent le parc en direction de la N 238 et évitent ainsi la rue Joseph Dechamps.

Enfin, le ministre autorise la rénovation de la Turbine à la condition que les deux flèches de l’attraction – actuellement non couvertes – soient capotées et peintes en vert foncé et que les files d’attente soient désormais couvertes.

À noter qu’un recours en annulation devant le Conseil d’État est toujours possible dans un délai de 60 jours.



© La Dernière Heure 2011