Ce service provincial devra déterminer la présence ou non de pesticides agricoles dans deux écoles

Il y a quelques semaines, l’affaire avait fait grand bruit : à Fernelmont, en Hesbaye namuroise, des capteurs placés dans le cadre d’une étude-pilote en bordure d’un site scolaire dans le village de Cortil-Wodon avaient démontré la présence de 23 pesticides dans l’air.

Ecolo avait alors appelé à davantage de précautions, et attiré l’attention sur certaines écoles situées en zone à risque, c’est-à-dire en bordure immédiate de champs où est pratiquée une culture intensive.

Sur le territoire de Genappe, d’après les verts, c’est le cas de deux écoles : l’école libre de Loupoigne, et l’école communale de Baisy-Thy. D’où une motion déposée par les verts lors du dernier conseil communal, demandant au collège d’appliquer le principe de précaution en prenant des mesures comme la prise d’échantillons sur place, la création de zones tampons sans pulvérisations entre les champs et l’école, l’interdiction des pulvérisations en semaine, ainsi que la plantation de haies à croissance rapide pour instaurer une séparation naturelle.

La réponse du collège est … prudente. D’après l’échevine de l’Enseignement, Stéphanie Bury, la présence de pesticides dans la cour d’une école est sans aucun doute interpellante. Mais l’état des recherches ne permet pas de conclure à un risque pour la santé des enfants qui fréquentent l’école.

Il faut aussi déterminer si les pesticides en question viennent bien des champs voisins : on sait que certains particuliers ont la main particulièrement lourde lorsqu’ils traitent leur trottoir ou leur allée… "L’information est essentielle, mais elle doit porter sur des éléments objectifs, tangibles, reposant sur des études scientifiques, a précisé l’échevine. Sinon, lorsque les réponses ne sont pas claires, cela génère un stress supplémentaire."

Mais le collège communal s’apprête à solliciter le Service d’analyse des milieux intérieurs (SAMI), dont les activités sont financées par la Province, pour poser des capteurs et réaliser un diagnostic dans les deux écoles. Les verts, qui demandent des mesures immédiates, se sont abstenus sur cette proposition.