Superbe spectacle dans la campagne et succès de foule en ville

En préparation au bicentenaire de la bataille, la Province et les autres organisateurs des bivouacs napoléoniens qui en étaient ce week-end à leur 13e édition avaient un peu réduit la voilure : ils n’ont accepté que 600 reconstituants et souhaité recentrer les activités sur les deux bivouacs, tout en introduisant quelques nouveautés.

La première, et elle faisait l’unanimité dimanche à la fin des combats, c’est l’essai d’un nouveau lieu pour la bataille du dimanche matin. La prairie en pente choisie pour effectuer les mouvements de troupe offrait une visibilité d’autant plus remarquable qu’elle faisait face à un terrain qui, pour le public, constituait une tribune naturelle.

Ceux qui avaient peut-être été un peu refroidis par une mauvaise expérience l’an dernier ont eu tort de ne pas tenter à nouveau leur chance : hier, tout le monde a pu voir ce qui se passait, et le spectacle sous le soleil était superbe.

Les plus attentifs ont même eu droit à un bonus rare en Brabant wallon, à condition d’avoir levé les yeux au bon moment : deux cigognes blanches volant à faible hauteur se sont un peu attardées au-dessus des spectateurs et des troupes qui engageaient le combat.

Autre nouveauté, l’entrée triomphale du Duc de Wellington organisée dans le centre de Waterloo, juste après la victoire. À l’évidence, l’idée est bonne : des centaines d’habitants sont venus acclamer le vainqueur – sur le champ de bataille, c’est plutôt l’Empereur qu’on applaudit – et ses troupes. Peut-être pourrait-on l’améliorer avec quelques animations pour faire patienter la foule.

Quant aux bivouacs, ils ont souffert de la météo, samedi. Le terrain détrempé a peut-être été favorable aux Alliés en 1815 mais durant deux jours, cette année, ils ont pataugé dans la boue.

La visite du camp français, au dernier QG, était dès lors plus agréable pour les spectateurs. Dimanche vers 15 h, les organisateurs évoquaient de 12 à 13.000 visiteurs en confrontant leurs chiffres de fréquentation et les estimations policières à Maransart et Waterloo.



© La Dernière Heure 2012