La Ville soutient l’initiative en leur achetant des rouleaux de tissu et des élastiques.

Leurs masques en tissu sont déjà portés des chauffeurs de taxi, du personnel communal, des gardiennes de crèche, des résidents de maisons de repos ou encore des Wavriens qui ont un proche malade. Bientôt, ce sont les policiers de Wavre qui les porteront lors de leurs missions. Deux cents masques devraient leur parvenir ce vendredi.

Depuis plusieurs semaines, des dizaines de bénévoles wavriens s’activent pour fournir un maximum de masques aux personnes de première et de seconde ligne. Alors qu’elles n’étaient au départ qu’une poignée de couturières issues de Wa’Coud, un atelier de couture au sein de Wavre en Transition, elles sont désormais une quarantaine et cherchent encore de nouvelles recrues (pour les contacter : wavreentransition@gmail.com). Elles ont cousu au moins 450 masques depuis le début de l’opération, mais elles insistent : elles ne les donnent pas. Rien ne sert de les contacter pour ça, donc.

La Ville a offert 800m d'élastique

Le succès de ce beau mouvement de solidarité a été rendu possible grâce au soutien de la Ville de Wavre, qui encourage depuis cette semaine ses habitants à porter un masque lors de leurs sorties. Celle-ci fournit aux couturières le matériel nécessaire pour pouvoir augmenter la production. Ce mercredi, la Ville a donné 800 mètres d’élastique et cinq rouleaux de tissu. Et il n’y a pas que les autorités communales qui donnent un coup de main ; quelques entreprises locales, comme Heytens et Vano Home Interiors, ont également donné des tissus.

Une fois que le matériel est réceptionné par Kathleen Courtois, une des couturières bénévoles, celle-ci prépare des colis avec tout le nécessaire pour la confection de 40 masques. Les autres couturières viennent alors chercher leur colis dans la cour de Kathleen. Ensuite, les masques sont remis dans une boîte à l’arrière de la maison de repos La Closière et sont redistribués par le CPAS aux personnes les plus exposées, après avoir été lavés à 60 °C.

Un système bien rodé que la couturière souhaiterait voir se répandre. "C’est un modèle simple qui mériterait d’être reproduit dans d’autres communes, estime Kathleen. Les gens en télétravail ou au chômage économique sont contents car ils se sentent utiles. C’est chouette de leur offrir la possibilité de contribuer à leur échelle à une action solidaire. "