Le week-end a été plus calme que ce que les policiers du Brabant wallon attendaient… mais Waterloo fait figure d’exception.

Postés le long de la chaussée de Bruxelles à Waterloo, les deux policiers arrêtent au hasard les véhicules dans les deux sens. “Bonjour, quel est le motif de votre déplacement ?”, lance l’un d’eux à une jeune conductrice qui lui répond tout sourire : “Je suis allée voir ma maman”. “Ah, et pour quelle raison ?”, lui demande l’officier. “Euh, pour voir comment elle va”, rétorque la jeune femme, un peu étonnée de cet interrogatoire. Pas convaincu par le caractère indispensable de cette visite, le policier lui demande sa carte d’identité. Son déplacement lui coûtera 250 euros.


Certaines personnes sont encore persuadées qu’on peut prendre la voiture pour faire tout et n’importe quoi”, soupire Nathan de Baets, aspirant inspecteur principal à la zone de police. Accompagné de son collègue, l’inspecteur Christophe Angelozzi, ils ont contrôlé une petite trentaine de conducteurs ce dimanche après-midi. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : en une demi-heure, les policiers ont dressé douze procès-verbaux pour non-respect des règles de confinement.

Les policiers ont par contre laissé circuler plusieurs conducteurs, dont une infirmière à domicile, un médecin, une dame qui allait voir sa mère de 90 ans ou encore un jeune homme parti chercher à manger à la supérette du coin. “Il faut pouvoir se montrer tolérant”, concède l’inspecteur.

Au total, les policiers waterlootois ont verbalisé une quarantaine de personnes ce samedi, dont 6 rien qu'au skate-park, et une quarantaine ce dimanche, ce qui porte à 92 le nombre de P.-V.. C’est beaucoup mais ça ne signifierait pas pour autant qu’on respecterait moins les règles de confinement dans la cité du Lion. “Le fait que des gens soient interceptés, c’est plus le reflet du travail de policiers de terrain, précise le commissaire Ludovic Corvilain, à l’origine du mode opératoire déployé ce week-end. Au plus on contrôle, au plus on aura des personnes en infraction. J’ai voulu qu’on ait un maximum de patrouilles sur le terrain car je veux que les personnes sachent que quand elles traversent Waterloo, elles sont susceptibles d’être contrôlées.

Ailleurs en Brabant wallon, le week-end estival a été plus calme que prévu. À Braine-l’Alleud, on parle d’une trentaine de P.-V. et 13 pour la journée de samedi à Nivelles et à Genappe. À Wavre, on a dressé environ 25 P.-V. sur tout le week-end, principalement pour des rassemblements. À Ottignies-Louvain-la-Neuve, on parle de plusieurs dizaines de P.-V..