Les temps sont durs pour les assistants sociaux du CPAS de Nivelles, qui se retrouvent en première ligne à l’heure où d’autres services, mutuelles, syndicats, Onem, peinent à répondre aux multiples demandes qui leur sont adressées. Et les demandes d’aide en tout genre explosent : aides financières pour tenir le coup en attendant la reprise, aides alimentaires, demandes de revenu d’intégration sociale, médiation de dettes...

Tous types d’aides confondus, à Nivelles, les demandes ont augmenté de 30 % en 2020 par rapport à 2019.

"Avec le deuxième confinement, on voit que certaines personnes sont arrivées au bout de leurs ressources personnelles", commente Florence Bisarello, la directrice des services sociaux du CPAS aclot.

Mais le problème n’est pas que matériel. Le CPAS est aussi pouvoir organisateur du service de santé mentale Tandem et là aussi, les demandes de suivi explosent. Deux personnes supplémentaires ont d’ailleurs été engagées dans le cadre de la crise Covid. Les dossiers ouverts pour les adultes sont passés de 60 à 105 en un an, et de 100 à 130 pour les enfants.

" Le contexte est difficile : il y a une perte de lien social, la difficulté de cumuler les casquettes de travailleur et de parent, les enfants et les adolescents qui décrochent avec des difficultés d’apprentissage et de comportement, confirme Sandrine Collet, la codirectrice administrative du service de santé mentale. On voit que des équilibres ont été rompus et que certaines personnes lâchent… "