Une exposition à découvrir encore ce dimanche, à propos de l’ancienne sucrerie

GENAPPE “Pendant les trois ou quatre jours qui ont suivi, ce n’est pas gai mais on devait quand même travailler. Enfin, travailler, on devait aller à l’usine, quoi. Puis des questions, on en avait des centaines et des milliers mais des réponses, on n’en a pas eu beaucoup. Même maintenant, je ne sais pas quoi répondre à la question “Pourquoi on a fermé ?””

Voilà un des témoignages, parmi beaucoup d’autres, que l’on peut lire depuis le week-end dernier dans l’exposition montée par le centre culturel de Genappe et consacrée à l’ancienne sucrerie.

Le traumatisme de la fermeture est encore bien présent dans une ville qui a vécu plus de cent ans au rythme de l’activité sucrière.

À la ferme de Gémioncourt, on entend des témoins, on voit des objets, des photos anciennes ou actuelles, des œuvres d’art des Ateliers du Lez’Art, on assiste à la projection d’un film intitulé sans sucre et réalisé par Christian Van Cutsem…

“L’idée n’est pas de donner une vision nostalgique mais de questionner le rapport des gens au site, et de permettre à tous de s’exprimer” , explique l’animatrice-directrice, Bernadette Vrancken.

Ce vendredi à midi, une conférence des Midis de l’Urbanisme se tiendra sur place, sur le thème La nature dans l’immobilier, contre-nature ?

Et dimanche 25 novembre, l’exposition ouvrira à nouveau ses portes, de 10 h à 18 h. De 11 h à 15 h, une table ouverte permettra à chacun d’amener ses plats avec la possibilité de compléter le menu en passant par un bar à soupe, avec en plus des fromages locaux et des tartes.

De quoi instaurer une belle ambiance conviviale avant la dernière projection du film Sans sucre , qui est programmée à 16 h.

La ferme de Gémioncourt est située rue du Dernier Patard, c’est-à-dire le long de la Nationale 5, après le carrefour des Quatre-Bras de Baisy-Thy en direction de Frances-les-Gosselies.



© La Dernière Heure 2012