Certains citoyens dénoncent un laisser-aller dans le respect des mesures et notamment le port du masque en rue, tandis que d’autres trouvent que les règles sont appliquées de manière trop stricte. Au conseil de police de cette semaine, plusieurs élus de Nivelles et de Genappe ont dès lors demandé au chef de zone de dresser un petit bilan de l’action de ses troupes en la matière.

Le commissaire divisionnaire Pascal Neyman a distingué deux moments : du début du confinement jusqu’au 8 juin, la priorité était clairement mise sur la lutte contre la propagation du virus et donc sur le respect strict des règles.

Depuis le 8 juin, avec le déconfinement et la volonté affichée au niveau fédéral de passer plutôt à une "responsabilisation individuelle" des citoyens, les missions traditionnelles de la police sont revenues au premier plan et les contrôles "Covid" ne sont plus la première priorité, même s’ils se poursuivent.

En ce qui concerne les procès-verbaux transmis au parquet, il y en a eu 268 dressés à Nivelles, et 90 à Genappe. Il faut ajouter à ce nombre les sanctions administratives, soit 69 à Nivelles et 14 au Lothier. Au total, on arrive donc pratiquement à 450 infractions réprimées. Dont seulement une dizaine depuis le début du mois de juillet : la zone de police ne travaille plus qu’avec des PV judiciaires, et le parquet ne poursuit que les situations où la règle est clairement transgressée.

"Notre action est davantage basée sur le dialogue et la compréhension, voire l’incompréhension parce que certaines règles ne sont pas faciles à comprendre et donc à faire comprendre, glisse le commissaire divisionnaire. Mais la période n’est pas pour autant au relâchement : des contrôles ont encore lieu pour s’assurer du respect des mesures imposées par les autorités fédérales ou communales."

Le surcoût de la crise sanitaire pour les finances de la zone de police a été chiffré : il avoisinera vraisemblablement 10 000 euros.