Cela fait partie des traditions : en cette période, il arrive que certains professionnels passent de maison en maison pour récolter des étrennes. Pas mal d’habitants donnent un peu d’argent, aux éboueurs par exemple, pour les remercier du travail éprouvant et ingrat qu’ils assument courageusement toute l’année au profit de la collectivité. Mais il arrive aussi que ceux qui se présentent à votre porte ne soient pas ceux qu’ils prétendent être…

Il y a quelques jours, sur les réseaux sociaux, la zone de police a publié une petite mise en garde à destination des citoyens. C’est que les faux pompiers ou les faux éboueurs, c’est devenu un classique de la fin de l’année. Les policiers précisent en premier lieu que les citoyens ne sont jamais obligés de donner de l’argent ou quoi que ce soit d’autres à ceux qui se présentent à leur porte. Tout le monde est aussi en droit de demander aux intéressés leur carte de légitimation et si ceux-ci ne sont pas en mesure de la fournir, mieux vaut couper court.

"Ne laissez pas entrer des personnes que vous ne connaissez pas dans le hall de votre immeuble ou dans votre maison, précise aussi la zone. En cas de doute, appelez immédiatement le 101 : vous ne nous dérangez pas, nous sommes là pour ça."

Les policiers ne font pas de porte-à-porte

Au conseil de police de cette semaine, Margaux Nothomb (MR) est revenue sur cette problématique. L’occasion pour le commissaire divisionnaire Pascal Neyman, d’indiquer que les policiers, eux, ne font pas de porte-à-porte. Pour des raisons assez évidentes de déontologie, les agents ne sont pas autorisés à recevoir de l’argent ni même des dons matériels, sauf très symboliques.

"Si quelqu’un vient chez vous pour demander des étrennes et se dit policier, c’est un faux : il faut le maintenir à l’extérieur et faire appel au 101, a clarifié le chef de zone. Parfois, certains parlent d’associations qui aident la police. Ce genre d’association existe. Mais sachez que jamais l’argent ne va à la police : vous pouvez donc renvoyer ces personnes chez elles…"

Pierre Huart, le bourgmestre de Nivelles, a précisé dans la foulée que cette année, la Ville de Nivelles avait pris contact avec les sociétés qui effectuent la collecte des déchets sur le territoire communal. Il leur a été demandé de fournir le nom des éboueurs qui peuvent demander des étrennes, afin d’établir un document d’autorisation spécifique et nominatif.