Est-ce que Jean-Luc Meurice (MR), bourgmestre de Jodoigne, est intéressé par une fusion des communes ? "L’heure n’est plus de savoir si on est favorable ou pas… C’est juste inévitable ! Car même si on mutualise déjà beaucoup avec des communes voisines, comme pour le coordinateur pour l’accueil des Ukrainiens, ou encore pour la gestion des inondations, on se doit d’aller plus loin encore. Bien entendu, pour 2024, ce ne sera pas possible, le délai est bien trop court. Il ne faudra pas manquer d’avoir l’avis de la population, et surtout de rassurer les gens sur ces fusions. Cela doit dès lors, selon moi, passer par un large audit qui sera nécessaire et doit être réalisé par un bureau privé, car cela doit être fait par des personnes indépendantes."

"Une fusion, ce n’est pas une absorption"

Jean-Luc Meurice ne s’en cache pas, il ne sera pas facile de faire comprendre la fusion à tout le monde… Certains sont toujours bien attachés à leurs racines même si, en Brabant wallon, l’afflux de nouveaux habitants en provenance d’autres provinces a plutôt tendance à réduire cet état d’esprit. "Le message doit être très clair, une fusion, ce n’est pas une absorption, il faut que la population comprenne. La réalité, c’est l’augmentation des coûts et cela va de venir intenable. Pour y parvenir, il faut se rassembler."

Forcément, du côté des plus petites communes, la crainte de se voir avaler par les villes est bien présente. Pour Jean-Luc Meurice, si fusion il y a, une réduction des mandats suivra bien évidemment. "En rassemblant les élus, on diminuera certains coûts. Cela n’aurait aucun sens de continuer avec deux collèges, deux conseils communaux… Ce qui ne veut pas dire que les petites communes et ses élus disparaîtront. Je rappelle que le bourgmestre de la Ville de Jodoigne que je suis habite le petit village de Lathuy ! Il est certain qu’il faudra trouver un bon équilibre à ce niveau, tout comme le maintien de l’accueil des citoyens et, bien sûr, un juste équilibre aussi sur les investissements.

"Garder une taille humaine"

Qui dit fusion dit donc augmentation de la population. Quelle taille devrait avoir Jodoigne dans le futur ? "Nous avons une ville qui se développe avec des projets comme la plaine de la Gadale qui pourront accueillir du monde. À Jodoigne, nous devrions atteindre 17 000 à 18 000 habitants et, avec une fusion, augmenter cette taille à environ 25 000 personnes. Cette capacité permettrait de proposer quelque chose qui tiendrait la route, en gardant une taille humaine. Il ne faut en tout cas pas une fusion avec dix ou quinze communes. Deux à trois suffisent. Regardez la zone de secours avec toutes les communes de la Province, c’est forcément plus compliqué à gérer "