Comme bien d’autres communes du Brabant wallon, Villers-la-Ville est confrontée à divers problèmes de mobilité. Il suffit de traverser Marbais de temps en temps aux heures de rentrée des classes, par exemple, pour s’en rendre compte… Depuis un an, un travail est mené avec l’appui des spécialistes du bureau Traject, pour actualiser le plan communal de mobilité.

Ce document vise à tenir compte des mesures prises depuis quelques années pour fournir une vue d’ensemble de la mobilité sur le territoire communal ainsi qu’une planification de ce qu’il reste à faire pour améliorer l’accessibilité multimodale et le cadre de vie.

Neuf grands objectifs ont été fixés comme promouvoir un usage plus rationnel de la voiture, favoriser la marche et l’utilisation du vélo, améliorer la sécurité routière et la mobilité aux abords des écoles, ou encore tenir compte des activités agricoles.

Ces grands axes de travail sont déclinés en 26 "sous-objectifs" plus concrets et le document entier est soumis pour l’instant à enquête publique, laquelle se clôturera le 16 juin. Une réunion publique d’information s’est tenue cette semaine afin de présenter aux citoyens - en visioconférence, crise sanitaire oblige - un résumé des grandes options retenues dans ce plan.

Ainsi, pour favoriser la marche, il est recommandé de continuer la mise en place d’itinéraires structurants pour les piétons, en identifiant des zones prioritaires. Quant au vélo, un atelier participatif avec des cyclistes vise à créer un réseau communal, complété par des liaisons vers l’extérieur comme entre Sart et les Quatre-Bras de Baisy-Thy.

L’amélioration des haltes ferroviaires et de certains arrêts de bus - celui du Petit Marbais, le long de la RN93 est cité en exemple - est aussi recommandée, comme l’amélioration de l’offre de bus vers Genappe et Braine-l’Alleud (écoles secondaires) et des correspondances entre les bus passant par les Quatre-Bras.

L’usage plus rationnel de la voiture pourrait être dopé par la mise en avant de services alternatifs comme les voitures partagées, et la création de parking de covoiturage.

En ce qui concerne la sécurité routière, certaines entrées de villages, comme la rue de la Drève à Tilly, justifieraient des aménagements "effets de porte" pour faire ralentir les usagers.

L’étude pointe aussi des lieux accidentogènes comme le carrefour "du Colruyt", entre la RN93 et la rue Catalogne. Cela dépend de la Région, que le bourgmestre Burton affirme relancer régulièrement. Tout comme pour le carrefour 1830, au centre de Marbais. "Nos contacts sont vains : ils disent que ce qui existe est le maximum de ce qu’ils peuvent faire. Mais on ne lâche pas le morceau."

Pour d’autres endroits, certains citoyens suggèrent des limitations de vitesse plus drastique ou l’instauration de sens unique. La commune se veut prudente : lorsqu’on limite la vitesse, il faut que ce soit compréhensible par les usagers… et contrôlé par la zone de police. Quant aux sens uniques, ils sont souvent synonymes de vitesse augmentée…