Le 12 novembre dernier, une dame blessée par des coups de couteau à la gorge, au thorax, dans le dos et aux fesses, s’est réfugiée chez ses voisins qui ont fait appel à la police. C’est son mari, en état d’ivresse, qui lui a porté ces coups de couteau dont le légiste a dit qu’ils avaient été portés dans des régions anatomiques réputées vitales. La plupart des blessures n’étant pas profondes, la victime a survécu.

Depuis, elle a demandé le divorce et Michel J., né en 1945, est en détention préventive. Lorsqu’il a été entendu par les enquêteurs, il a tout de suite avoué avoir donné ces coups de couteau mais en précisant qu’il avait bu beaucoup ce jour-là, et n’avoir que des souvenirs flous. Dont un couteau flottant dans l’air, et une boîte de médicaments…

La victime a expliqué qu’il avait annoncé, avant de la poignarder, qu’il allait la tuer. Devant le tribunal, mardi, Michel a affirmé qu’il avait été atterré lorsque le juge d’instruction lui a montré les photos des blessures infligées. Parce que selon lui, il n’a jamais eu l’intention de tuer sa femme.

La présidente lui a fait remarquer que lorsqu’on en vient à commettre des faits d’une telle violence, c’est qu’il y a un sérieux problème. Réplique du prévenu : “Non, je ne pense pas” !

L’avocate de la défense a parlé de coups “non intentionnels” mais ce n’est pas l’avis du ministère public, qui a requis à l’encontre du prévenu une peine de trois ans de prison avec un sursis probatoire pour la moitié. Jugement le 20 avril.