Brabant wallon Ils étaient nombreux ce dimanche pour lancer symboliquement les travaux.

C’était un dimanche de fête pour la communauté musulmane. Au numéro 169 de l’avenue des Combattants, près de trois cents membres de la communauté, des habitants de Court-Saint-Vtienne ou de simples curieux s’étaient donné rendez-vous sous un soleil radieux. Car c’est là que s’érigera d’ici plusieurs mois la tant attendue mosquée Assalam.

"C’est le jour que l’on attendait depuis une vingtaine d’années. Et il est enfin l à", a déclaré presque ému Abdellatif Jellouli, le coordinateur du projet. "Je suis heureux de votre présence. Je salue la présence des autorités civiles et religieuses. Leur soutien nous a été précieux. Je rappelle qu’en 1960 des travailleurs marocains sont venus travailler en Belgique. La présence de lieux de cultes se faisait sentir. La première mosquée a été ouverte dans la rue du Village. Puis nous avons installé des locaux dans l’avenue Reine Astrid en parfait bon voisinage avec les habitants du quartier. Ils nous regrettent déjà. Nous nous sommes ensuite sentis à l’étroit. Et puis, après plusieurs années de combat, nous avons pu enfin avoir un projet de nouvelle mosquée. La future mosquée se veut un lieu de rayonnement et de tolérance mais aussi ouvert aux autres. La mosquée viendra animer le quartier, j’en suis certain !"

Le bourgmestre , Michael Goblet d’Alviella, a également pris la parole. "Selon moi, une communauté religieuse reconnue ici depuis plus de 50 ans, qui réclame un lieu de culte, est un acte qui me paraît juste." Il a été fort applaudi.

Le projet porte sur la création d’une nouvelle mosquée qui comprendrait deux salles de prière de 50 mètres carrés, "simples et sobres", selon l’architecte, une salle d’apprentissage, une bibliothèque et un bureau de fonction. L’objectif des responsables de la mosquée, qui compte près de trois cents fidèles, est d’offrir une salle de prière digne de ce nom aux Stéphanois de confession musulmane.

L’après-midi s’est terminée par un banquet rempli de mignardises avec divers thés gorgés de soleil.


Un dernier recours annulé

Mercredi, à quelques jours de la pose de la première pierre, le conseil d’État a rejeté un énième recours en extrême urgence. Ce recours sollicitait "la suspension de l’exécution de la décision des fonctionnaires technique et délégué de la Région wallonne, qui accordait ce permis unique pour la régularisation de la démolition d’une maison de repos et la construction d’une mosquée, de locaux d’apprentissage et un logement de fonction."