La position du collectif "Wallonie Horeca" a quelque peu évolué depuis le Comité de concertation qui avait fixé la date du 8 mai pour la réouverture des terrasses. Ce collectif avait annoncé, en protestation contre les mesures sanitaires, vouloir ouvrir leurs terrasses dès le 1er mai. Mais les mises en garde du fédéral, des polices judiciaires et administratives en ont découragé plus d’un, y compris en Brabant wallon.

"J’ai reçu des convocations de la police et du parquet, affirme Maxence van Crombrugge, propriétaire de cinq restaurants à Genappe et membre du collectif "Wallonie Horeca". Je sais que la police va débarquer et je veux être présent là où ça va se passer, c’est pourquoi j’ai décidé de n’ouvrir que La Lanterne. Je ne peux pas demander à mon personnel de se confronter seul à la police."

Samedi, le restaurateur dressera sa terrasse, mais les clients ne pourront pas s’y installer. Ils seront invités à manger… par terre, assis sur des couvertures. Avec son compère Alain Moreau du Tof Théâtre de Genappe, ils prévoient d’organiser un petit spectacle, probablement avec des marionnettes, pour tourner la situation en ridicule. "Cette action vise à dénoncer les mesures absurdes et l’instrumentalisation de l’Horeca. En même temps, je soutiendra la culture dans leur action de résistance. Je veux que ce soit considéré comme un acte militant mais pas comme une désobéissance civile."