C’est en 1979 que les prémices d’un contournement voyaient le jour du côté de Jodoigne. Quarante ans plus tard, les choses sérieuses sont en cours et le bourgmestre, Jean-Luc Meurice, a tenu à faire le point sur la situation. "On a vu pas mal de photos passer sur les réseaux sociaux ce week-end et ça partait un peu dans tous les sens. On a donc décidé de faire le point sur la situation", sourit-il.

Pour cette première phase qui va de la chaussée de Wavre à la Maladrerie, l’entreprise Viabuild a été chargée de l’exécution des travaux et a débuté par une installation du chantier. Suivront ensuite l’implantation du tracé de la future voirie et le retroussement des terres. "Nous avons également obtenu une piste cyclable en site propre, en parallèle du contournement, ce qui va nous aider dans la mobilité douce." Cette première phase devrait durer une bonne année.

La 2e phase concerne le tronçon reliant la N222 à la N29. Le marché public va être lancé prochainement et le cahier des charges vient d’être approuvé. Les travaux devraient débuter au printemps 2021. La 3e phase, quant à elle, a été reprise au Plan infrastructures 2020-2026 de la Région wallonne et reliera la N29 jusqu’à la N240, chaussée de Hannut. "La concrétisation de ce projet est vraiment une très bonne nouvelle pour la Ville de Jodoigne", continue Jean-Luc Meurice.

Il faut dire que la cité de la Gadale est traversée par trois nationales, ce qui ne facilite pas du tout la mobilité, surtout dans le centre. "Jodoigne est une ville scolaire. Nous avons, quotidiennement, 4 500 élèves qui viennent étudier ici. Et quand on sait qu’il y a 7 000 habitants dans le centre, on se rend vite compte des problèmes de mobilité que cela peut engendrer. D’ailleurs, au niveau de la N29, on compte, en moyenne, plus de 20 000 véhicules, dont 2 000 camions. Ce contournement est vraiment un plus pour les habitants de Jodoigne mais également pour la mobilité douce avec la création de pistes cyclables", conclut le maïeur jodoignois.