Au conseil communal, Véronique Vandegoor (Défi) et Gaetan Thibaut (PluS) ont interpellé le collège sur la situation dans le quartier de la Maillebotte. Pour les poids lourds, en dépit des interdictions, l’endroit sert de raccourci entre la sortie Nivelles Nord de la E19 et le zoning Sud, voire de by-pass pour rejoindre la N25 puis la E411.

Les voiries vieillissantes faites de plaque de béton sont dégradées, et les maisons se fissurent suite aux vibrations. C’est que l’endroit voit aussi passer des bus, et le tracé des voiries favorise la vitesse excessive. Un passage en zone 30 km/h ne pourrait-il pas dissuader le trafic de transit ? Ou alors d’autres aménagements de type chicanes ?

Le collège est lui-même régulièrement interpellé par les habitants mais le problème n’est pas simple. En ce qui concerne les voiries en béton, la rénovation du boulevard de la Résistance s’impose et elle figure dans le plan d’entretien des voiries pour 2021, qui est en cours de finalisation. Il sera présenté en détail au conseil communal de février.

Mais en parallèle, le bureau d’étude chargé d’actualiser le Plan communal de mobilité va prendre en compte la problématique du trafic de transit et de la conception des tracés de voirie de la Maillebotte, qui date des années 60. Des fiches-projets seront sans aucun doute élaborées dans ce cadre pour proposer des solutions modernes et efficaces au boulevard de la Résistance et dans les alentours.

L’intention de la majorité est d’inscrire ces aménagements futurs dans le plan communal d’investissement 2022-2024, en espérant des travaux en 2023. Dans ces conditions, prévoir des aménagements routiers dans les prochains mois pour tout remettre en cause par la suite serait gaspiller de l’argent public.

"Je comprends l’impatience et la déception des riverains mais on doit fonctionner de manière logique", a répondu l’échevin des travaux, Pascal Rigot.