Un chien puis un chat n’ont pas survécu au poison. Les habitants de la rue Soldat Lazard sont inquiets.

Joëlle et Alexandra sont dévastées. Dimanche, la chienne beagle de Joëlle, 8 ans, a été empoisonnée en matinée. Mais ce n’est que l’après-midi que ses propriétaires ont constaté que Galice ne sortait plus de son panier. "Elle ne fait jamais cela, encore moins quand on lui propose à manger et surtout une petite ‘coucouque’. On a constaté qu’elle était amorphe puis on a trouvé du vomi dans un fauteuil ainsi que dans son panier. On a appelé de suite le vétérinaire de garde."

Le verdict est sans appel : Galice est très mal en point. Le diagnostic : un empoisonnement ! "Cela a probablement eu lieu le matin quand elle est sortie faire ses besoins au jardin… On est effondrés. Notre mémère comptait énormément. C’est elle qui a diagnostiqué mon cancer du sein, en venant systématiquement se coucher sur ma poitrine pour m’avertir que quelque chose n’allait pas…"

Les chances de survie étaient minces. Lundi après-midi, le cœur de Galice a lâché. "Je ne comprends pas comment on peut en arriver à tuer ma chienne. Dans le quartier, c’est une catastrophe ! Des chats disparaissent tout le temps. La police ? On nous dit qu’on ne sait rien y faire, à la limite de ne pas déposer plainte mais on y tient. Au moins de la sorte, on a une trace écrite même si je le fais pour rien… Je crains par ailleurs pour mon dernier chat en vie, qui a quatre ans, Princesse."

Alexandra, qui habite aussi rue Soldat Lazard, est également triste. "Notre super chat Yoda s’en est allé rejoindre les étoiles. Il était d’une gentillesse sans pareille, hyperaffectueux. Il est mort en cinq minutes ce lundi matin, empoisonné par des voisins mal intentionnés. Mes trois enfants sont très tristes." Elle aussi a déposé plainte et tout comme Joëlle, elle émet d’importants soupçons pour quelqu’un du quartier. "Mais sans preuve, on ne sait bien entendu rien faire."

Du côté des autorités, Jean-Luc Meurice, le bourgmestre, n’est pas (encore) informé et compte prendre contact avec ses services de police avant d’aviser.

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