Il y a 3-4 ans, la Ville décidait en urgence de réaliser des travaux dans le passage Champagne suite à d’importantes infiltrations qui avaient notamment touché le poste de police qui y est installé. Coût des travaux : 300 000 euros financés, préventivement, par la Ville. Sauf que voilà, les copropriétaires du bâtiment ne veulent pas payer l’addition. "C’était une avance de la Ville, note Michel Picalausa, l’échevin des Travaux. Nous allons donc poursuivre le syndic et les autres propriétaires pour récupérer la quote-part qui nous revient."

Car pour le collège communal, il ne s’agissait pas d’un financement complet des travaux. "Il n’y a pas eu de décision du collège prétendant que nous prenions tout à notre charge, confirme Michel Januth, le bourgmestre, rejoint par Pierre Pinte. La Ville n’est pas propriétaire des murs, d’autant qu’on parle de murs verticaux. En d’autres termes, nous pouvons avoir la pleine jouissance de ce qui est horizontal mais jamais de ce qui est vertical."

Pour Pierre Pinte, chef de file MR dans la majorité à l’époque, l’urgence des travaux justifiait cette avance communale pour le bien du bâtiment. "Il y a eu d’importantes infiltrations et il y avait un caractère d’urgence qui a été accepté par tous, y compris le syndic. Les travaux ont mis en évidence un danger au niveau de la stabilité du bâtiment. Maintenant, le syndic essaye de jouer au malin et le collège a raison d’introduire un recours."