Depuis 2017, Volodymyr a eu plusieurs fois affaire à la police. Buvant parfois plus que de raison, il ne supporte pas que son ex épouse ait décidé de le quitter après une énième dispute. Elle a déposé plainte contre lui avait été frappée en septembre 2017. L’homme l’avait alors battue en se servant d’une de ses chaussures.

A ces coups s’ajoutent, devant le tribunal correctionnel, des faits de harcèlement. Parfois, le couple se déchire en présence de leur jeune enfant et après une multitude de faits du genre, les autorités judiciaires du Brabant wallon croyaient en avoir fini avec Volodymyr, qui avait été expulsé du Royaume et renvoyé vers son Ukraine natale.

Cela ne s’est pas tout à fait passé comme prévu: il est revenu clandestinement et une fois en Belgique, il s’est installée… chez son ancienne compagne. Qui a mis fin une nouvelle fois à leur relation mais l’homme continue de rôder autour de son logement à Louvain-la-Neuve, et elle ne se plus du tout en sécurité lorsqu’elle se promène dans la cité universitaire, s’attendant à le rencontrer partout.

Il est vrai que lorsqu’ils se croisent, cela se passe mal. Le 9 novembre 2019, après une scène de coups, il est parti avec le sac de la victime. Une autre fois, il a détruit la porte de son appartement. Et lorsque la police a réussi à l’entendre, le gaillard a prétendu qu’il n’avait rien fait - alors que les coups avaient nécessité la pose de points de suture - et que c’était sa compagne qui buvait trop…

Cité en correctionnelle, le prévenu n’est pas venu s’expliquer, au grand dam du ministère public qui aurait voulu lui imposer un sursis probatoire. Par défaut, c’est dès lors une peine de quinze mois de prison ferme qui a été infligée.