Lundi dernier, le ministre bruxellois de l’Environnement, Alain Maron, faisait une déclaration choc en annonçant que la Région bruxelloise entendait acheter des terres agricoles dans les Brabants flamand et wallon afin de nourrir une partie de sa population.

Une déclaration qui a suscité un nombre important de réactions, principalement, voire exclusivement, négatives. Ce mardi, André Antoine et Jean-Paul Wahl sont revenus sur ces faits au Parlement. "Je me demande quelle mouche a piqué Alain Maron. Même si nous avons eu des excuses de sa part, on ne peut pas clore le chapitre comme ça et on a le sentiment que Bruxelles veut faire cavalier seul, note l’Humaniste, rejoint par son collègue du MR. Nous sommes en plein surréalisme. Ils peuvent acheter des légumes aux agriculteurs et ils n’attendent que ça : qu’on achète leurs produits et non leurs terres."

De son côté, le ministre wallon de l’Agriculture, Willy Borsus, attend toujours une réponse claire de son collègue Ecolo. "Jusqu’à présent, je n’ai pas encore entendu de renoncement formel de la part d’Alain Maron. Est-ce qu’il persiste dans sa volonté d’acquisition de terres agricoles dans le Brabant wallon ou est-ce qu’il y renonce ? Des éclaircissements s’imposent."

En effet, s’il s’est excusé, il n’a pas officiellement renoncé à son projet. "J’ai discuté avec Alain Maron et je lui ai rappelé nos limites : il ne faut pas concurrencer avec des deniers publics ce qui existe par ailleurs et il convient que Bruxelles renonce clairement à ce projet", conclut Willy Borsus. Vu le tollé général, il y a fort à parier que ce n’est plus qu’une question de temps.