Il y a des années que l’on parle, en Fédération Wallonie-Bruxelles, de réformer les rythmes scolaires pour éviter une trop grande coupure des élèves avec les apprentissages durant l’été, et pour mieux équilibrer l’année en allongeant certains congés. C’est d’ailleurs une proposition reprise dans le pacte d’excellence et pour la mettre en oeuvre, au printemps, les partenaires qui planchent sur le sujet ont élaboré un scénario probable.

Les syndicats ont consulté leur base sur ce scénario prévoyant de commencer l’année scolaire le dernier lundi du mois d’août, et la terminer le dernier vendredi du mois de juin. Ce qui laissait un congé pour tout le mois de juillet, et l’idée était aussi de faire venir les élèves à l’école 175 jours, tandis que les profs travailleraient 180 jours. Avec donc cinq jours de travail sans élèves pour préparer au mieux l’année, mettre en place le travail collaboratif, etc.

La CSC a soumis ces pistes à ses affiliés et il y a eu beaucoup de discussions sur cette base. L’avis à faire remonter auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles était réservé. D’accord pour la réforme, mais à condition de régler au préalable une série de problèmes pratiques que ces changements ne manqueraient pas de faire survenir.

Le dossier en était là lorsque le 12 mai, via la presse, les enseignants et leurs représentants ont appris, par voie de presse, que le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait opté pour un tout autre scénario, pas du tout concerté. Plus question de cinq jours de travail en dehors de la présence des élèves, une année scolaire qui se termine le premier vendredi de juillet, et une application dès septembre 2022 a été officiellement annoncée.

Côté syndical, cette manière de faire passe très mal et lundi, la CSC Enseignement s’est rendue devant une série d’écoles de Nivelles, Braine-l’Alleud, Waterloo, Wavre et Perwez. Les enseignants ont couvert une bâche de slogans indignés et de questions diverses sur la concertation oubliée, la gestion des contrats temporaires, le manque de respect pour leur profession… La CSC s’est ensuite rendue à Bruxelles pour rencontrer la ministre Bénédicte Linard, et demander le report de cette réforme imposée de manière unilatérale.