Cette année, la rentrée scolaire s’annonce particulière à plus d’un titre. Entre port du masque, mesures de distanciation et autres directives sanitaires propres à chaque établissement, les professeurs se doivent de la préparer plus encore que d’habitude. Si certains ont déjà pu avoir un bon aperçu de la situation lors du retour à l’école en fin d’année passée, la situation ne sera pas évidente pour tout le monde. Surtout d’un point de vue relationnel.

« La grande particularité de cette rentrée, c’est que je vais me retrouver face à 24 élèves masqués que je ne connais pas, explique Bernard Bousson, un enseignant waterlootois. Pour établir une relation, il faut avouer que c’est assez particulier. Et cela causera des problèmes de communication : quel ton employer, quel volume, comment établir un lien… Bref, ce sera différent de d’habitude. »

Une sorte de redécouverte du métier avec quelques « particularités » propres à cette crise. « La direction (du Collège Sacré Cœur de Ganshoren, NDLR) veille à tout bien organiser, et notre ressenti en tant que prof est positif, continue Bernard Bousson. Mais on va être confronté à des situations bizarres, même si elles sont mises en place pour une bonne raison. Le midi par exemple, la plupart des élèves mangeront en classe. Ce qui se fera en demi-groupe : un élève sur deux qui mangera, l’autre qui continuera de travailler… Assez particulier ! »

Des conditions spéciales face à lesquelles les professeurs se sont préparés de manière plus approfondie, quel que soit le type d’enseignement. Et qu’il faudra mettre en place le jour de la rentrée.

« La rentrée ça signifie avant tout l’accueil des élèves, dans un milieu parfois encore inconnu pour une partie d’entre eux, explique Quentin Claeys, enseignant à l’école spécialisée Jean Bosco de Chastre. L’enjeu ici, ce sera donc de garantir un accueil de qualité, malgré les mesures d’hygiène qu’il faudra faire respecter – dont le port du masque. Cette rentrée n’est donc pas spécialement plus stressante mais demande une préparation plus approfondie que d’habitude. Elle reste toutefois bien plus intéressante qu’un enseignement à distance grâce au « face à face » et au contact social qui s’établit. »

Signalons qu’à ce niveau, cette rentrée permettra aux équipes éducatives de tirer un bilan sur la manière dont les cours à distance ont été gérés. En cas d’évaluation positive, les nouveaux outils numériques pourraient en quelque sorte venir gommer les quelques complications provoquées par les mesures sanitaires.