Ce lundi, le gouverneur du Brabant wallon réunissait les bourgmestres de la province pour un point sur la situation sanitaire, comme il le fait régulièrement. C’était l’occasion aussi de revenir sur la réouverture de l’Horeca, dont la date n’a pas fait l’unanimité chez de nombreux restaurateurs et cafetiers brabançons. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs déjà annoncé qu’ils rouvriraient leur établissement dès le 1er mai, comme demandé par le secteur depuis des semaines.

Mais si des responsables politiques liégeois ont annoncé qu’ils feront preuve de tolérance, ce n’est pas le même son de cloche en Brabant wallon. Le gouverneur a demandé aux bourgmestres d’être strict quant au respect de la mesure. "On va exécuter la règle, annonce Gilles Mahieu. Ce n’est pas aux autorités administratives que nous sommes de juger ou d’organiser une tolérance autour de cette règle. J’ai demandé aux bourgmestres d’être fermes et pédagogiques. On reste face à une situation compliquée avec une saturation des soins intensifs. On va dans le bon sens mais on doit être prudents."

Et le gouverneur d'adresser un message aux professionnels de l'Horeca : "les restaurateurs et leurs clients risquent des coûts importants s'ils outrepassent l'interdiction. Le jeu n’en vaut pas la chandelle."

Même son de cloche du côté de la police judiciaire. “S’il y a des professionnels de l’Horeca qui rouvrent avant la date décidée, ce sera verbalisé, prévient Marc Rézette, le procureur du roi du Brabant wallon. J’espère qu’on pourra compter sur le bon sens des professionnels et qu’ils patienteront encore cette ultime semaine avant de rouvrir.”