Près de huit mois après l'ouverture de la procédure Renault de licenciement collectif, les syndicats et la direction de GSK Belgique ont conclu ce mercredi un préaccord social, qui doit encore être soumis aux 4000 cadres de l'entreprise, par voie électronique, puisque c'est cette catégorie de personnel qui est concernée par les licenciements secs. Si la réponse des cadres à ce projet d'accord est positive, la procédure Renault sera clôturée vendredi.

Alors que l'intention de départ de l'entreprise était de supprimer 720 emplois, les licenciements secs seront réduits à 386. Plus de 220 départs volontaires sont également prévus au sein des employés et des cadres.

Le plan de transformation en deux ans de GSK Belgique prévoit la séparation en deux nouvelles entreprises : New GSK, une société biopharmaceutique avec une recherche et développement axée sur les sciences liées au système immunitaire, à l'utilisation de la génétique et aux nouvelles technologies, et une autre entité active dans le domaine des soins de santé aux consommateurs.

"Je suis heureux que grâce à la collaboration fructueuse avec les organisations syndicales, nous puissions réduire considérablement le nombre de licenciements prévus pour la transformation de l'entreprise. Des discussions constructives ont eu lieu tout au long du processus, malgré la pandémie. GSK prend ses responsabilités envers ses collaborateurs très au sérieux et veillera à ce que les personnes impactées par ce changement soient soutenues, conformément aux valeurs de l'entreprise", déclare Patrick Florent, directeur général de GSK Belgique, dans un communiqué.

Le permanent syndical Setca Ludovic Calonne précise que les 386 cadres visés par un licenciement sec pourront postuler à l'ouverture de 100 nouveaux postes de travail au sein de l'entreprise. Un plan de licenciements volontaires va être proposé aux cadres travaillant dans les services impactés par la restructuration et qui souhaitent quitter l'entreprise, indique-t-il.

"Si nous sommes contents qu'aucun employé n'est licencié, nous sommes quand même mitigés quant au sort réservé aux cadres, visés par la restructuration", commente Ludovic Calonne.