Celui-ci permettra de lancer officiellement la procédure afin d’obtenir les subsides.

Ce lundi soir, la salle du conseil communal était particulièrement bien garnie. La raison à cela : un point à l’ordre du jour qui avait trait à la revitalisation de la place Capouillet, qui fait tant débat depuis de nombreux mois.

Concrètement, l’idée était de valider l’esquisse sous forme d’avant-projet, afin d’officiellement lancer la procédure qui permettra, peut-être, d’obtenir un joli subside de la part de la Région. Comme l’a rappelé la bourgmestre, pour en profiter, il faut entrer dans le cadre d’une revitalisation urbaine, et donc se greffer à un projet privé, en l’occurrence le dossier Spéchim. "L’objectif, à terme, c’est de redessiner une place qui est actuellement dangereuse, d’y intégrer de la circulation locale, de la mobilité douce et, bien évidemment, une qualité de vie", explique Florence Reuter.

Mais pour y arriver, il fallait l’accord du conseil communal pour soumettre cette esquisse à la Région wallonne qui, le cas échéant, délierait les cordons de la bourse. Du côté de l’opposition, Thomas Verhulst (Ecolo), très impliqué dans le dossier, a tenu à obtenir quelques précisions avant de se prononcer sur le sujet. "Vous nous dites que c’est un avant-projet, mais peut-on être sûr qu’il sera encore modifiable ? De plus, l’ensemble des habitants aimeraient être concertés, sans oublier la question du parking qui est interpellante. Installer une zone bleue et octroyer une carte de riverain, c’est très bien, mais encore faut-il s’assurer qu’il y aura un contrôle strict pour enfin en finir avec ces voitures ventouses."

Le conseiller Ecolo a également émis quelques suggestions, comme la mise en sens unique d’une partie de la place, mais a aussi mis en évidence "le manque de vision globale du projet Spéchim au niveau de la mobilité et les prix excessifs (3 000 euros au mètre carré) des loyers qui sont avancés".

De son côté, Florence Reuter a confirmé que rien n’était acté avec cette esquisse qui permet seulement de faire avance le dossier. "La population sera consultée, c’est certain. Cet avant-projet permettra à la Région de se prononcer et, dans le cadre d’un accord, nous aurons le temps d’affiner le projet qui, lui, ne devra plus repasser en commission", conclut la bourgmestre waterlootoise.