Un prévenu avait été intercepté par la police en possession de drogue près de la gare.

Le 9 juillet 2019, une patrouille de la zone de police de la Mazerine a contrôlé le conducteur d’une voiture qui se trouvait à proximité de la gare, aux environs de minuit. L’homme a présenté une carte d’identité française qui était manifestement fausse. Ce qui n’a pas échappé aux agents, qui ont alors fouillé le véhicule.

Ils ont retrouvé huit boulettes de cocaïne dissimulées sous la colonne de direction, un coup-de-poing américain, ainsi qu’une somme de plus de 800 euros. Gandi A. a indiqué qu’il avait effectivement présenté une fausse carte d’identité, parce qu’il était sous le coup de mesures probatoires et voulait éviter d’être identifié.

Présenté à une juge d’instruction, il a affirmé qu’il n’était pas à Rixensart pour vendre de la drogue : il avait de la cocaïne et de l’argent parce qu’il avait braqué un dealer dans les environs de la gare du Midi, à Bruxelles. La magistrate lui a fait remarquer qu’il risquait davantage encore pour vol avec violence que pour trafic de stupéfiants.

L’homme a alors changé de version. Les stupéfiants, il s’agissait de sa consommation personnelle et l’argent, c’était la pension alimentaire qu’il apportait justement à la mère de son fils, qui habite en Brabant wallon. Il avait justement reçu de l’argent en cash de sa sœur, qui est la fille du nouveau président du Congo. C’est pour cela aussi que les enquêteurs ont trouvé plus de 1 500 euros en liquide chez lui, alors qu’il ne dispose d’aucun revenu officiel.

Apporter une pension alimentaire depuis Bruxelles, à minuit, en passant en plus par Rixensart alors que la mère de son enfant habite à Wavre, la version n’a pas été jugée très crédible par le tribunal.

Dans le jugement qui vient d’être rendu, la présidente remarque aussi que la signature apposée au bas de la déclaration écrite de la sœur du prévenu n’est pas la même que celle qui se trouve sur la copie de la carte d’identité fournie à l’appui de ses dires…

Vu ses antécédents, Gandi A. écope de deux ans de prison, d’une amende de 8 000 euros assortie d’un sursis, et 2 300 euros lui sont confisqués.

V.F.