La société d’informatique EASI, située à Nivelles, suit un modèle pas comme les autres. En 2012, le fondateur Salvatore Curaba a décidé de permettre aux employés de devenir actionnaires de la société. Ce jeudi, le personnel a fêté le record de 48 nouveaux actionnaires en une année. Ils sont à présent 100 actionnaires sur les 305 employés. “Je suis ravi d’aller jusqu’au bout de ce modèle. Ce n’est plus ma société mais notre société”, explique Salvatore Curaba, à présent actionnaire minoritaire.

En effet, à ce jour, il détient 40 % de la société contre 60 % répartis entre les employés. Il a choisi de vendre des parts de sa société il y a dix ans, convaincu des effets positifs de cette méthode. Selon le CEO Jean-François Herremans, un employé qui devient actionnaire s’investit plus dans l’entreprise. Le bénéfice est automatique pour la société qui n’est plus tirée par une seule personne mais par des dizaines.

Jean-François Herremans ajoute que ce modèle permet de montrer que la Belgique est un réel acteur économique en Europe. “Nous voulons qu’il y ait des facilités pour mettre en place l’actionnariat des employés et que notre pays pousse ce modèle, avec des moyens financiers.” La société EASI projette d’organiser des conférences à destination des entreprises dans les prochaines semaines. “On veut changer l’état d’esprit des patrons”, ajoute le CEO.

Marie Payet est entrée chez EASI comme stagiaire. Aujourd’hui elle devient actionnaire de l’entreprise. “J’ai été surprise qu’on me le propose mais j’ai tout de suite été emballée”, confie-t-elle. Avant de travailler chez EASI, elle n’avait jamais entendu parler de ce modèle d’actionnariat. “Ça m’a tout de suite frappée. Ça crée une vraie dynamique, on sent que notre rôle est important et qu’on a quelque chose à amener dans la société.”