Lors du vote du budget 2021 de la zone de police Nivelles-Genappe, le choix de réserver un crédit pour acheter des bodycams avait été salué. À plusieurs reprises déjà, le conseil de police avait évoqué l’intérêt d’équiper les policiers du service intervention de ces petites caméras qui sont fixées sur l’uniforme des agents et enregistrent les interactions avec les citoyens.

Avant de passer à l’achat, la zone avait toutefois décidé de procéder à un test en condition réelle, qui a commencé à la mi-décembre. Sept policiers ont constitué un groupe de travail qui a utilisé les dispositifs sur le terrain, réfléchi aux modalités d’utilisation ou encore testé les limites techniques des deux modèles mis à disposition de la zone de police.

Cette phase de test est terminée et un premier bilan est largement positif. La zone de police Nivelles-Genappe optera finalement pour un modèle doté du système bluetooth et dont un des avantages est que le déclenchement de sa bodycam par un policier peut déclencher aussi celles que portent d’autres agents à proximité immédiate. De quoi donner plusieurs points de vue sur une même scène ou sa périphérie, et limiter les risques d’oubli de lancer un enregistrement lorsqu’il faut agir dans la précipitation.

Seize caméras semblables devraient donc être acquises, ainsi que le matériel qui permettra d’archiver les images enregistrées. Sauf exceptions bien définies, le temps de conservation des enregistrements est de trente jours.

Lorsque la caméra est enclenchée, un avertissement est donné et comme le requiert la législation, les citoyens filmés sont informés qu’ils le sont. Cela n’a posé aucun problème durant la période de test et si aucune situation problématique n’a été immortalisée, il apparaît que les gens qui ont affaire à des policiers portant des bodycams oublient assez vite que les images sont enregistrées. Pas sûr donc que la seule présence des caméras suffit à éviter certains débordements face à la police.